Strasbourg : Anticor dégrade la “note éthique” du maire Roland Ries (PS) de A- à DDD, avec perspectives négatives

Communiqué de Presse d’ANTICOR :

Roland Ries, maire de Strasbourg, a retiré hier la délégation « marchés publics » à son adjointe, Chantal Augé, à la suite de la création par cette dernière d’un groupe local départemental Anticor.

Anticor s’élève contre cette décision indigne qui porte atteinte à la liberté d’association et jette la suspiscion sur la gestion communale.

Anticor procède donc à la dégradation de la note éthique du maire de Strasbourg de A- (éthique moyenne supérieure) à DDD :
- Déni de liberté d’expression,
- Déni de liberté d’association,
- Déni de démocratie locale.

Le 8 décembre dernier s’est tenu à Strasbourg un Conseil municipal d’une rare violence où des élus de la majorité comme de l’opposition ont critiqué pendant plus d’une heure le fait que Chantal Augé, adjointe en charge des marchés publics, crée un groupe local Anticor. Certains élus avaient alors qualifié la création d’un groupe local, qui relève uniquement de la vie associative et dont le débat n’a pas lieu d’être en conseil municipal, comme une « faute ».

Anticor, alors assimilée à une agence de notation, avait alerté sur les multiples atteintes à la liberté d’expression, d’opinion et d’association [1].

Depuis, il était acquis que Chantal Augé était en passe de perdre à ce titre ses délégations [2]. Il apparaît donc évident pour Anticor que la décision de M. Ries, s’inscrivant dans cette continuité, est une mesure de rétorsion, discriminatoire en raison de l’investissement citoyen de Chantal Augé au sein du groupe local d’Anticor Bas-Rhin. Ceci est confirmé par la décision du maire de confier cette délégation temporairement à M. Hermann qui avait été le plus virulent contre l’association, qu’il accusait de pouvoir ruiner des vies ou provoquer des décès (!), et contre Mme Augé.

Cette décision montre bien la crainte de certains élus de voir leur action contrôlée par un participation active des citoyens à la vie publique, comme le préconise Anticor car c’est dans ce contrôle se trouve le fondement de la démocratie. C’est aussi une atteinte grave portée à la liberté d’association qui jette un voile de suspicion sur la gestion de la ville de Strasbourg. L’extrême-droite, malheureusement déjà bien portante, n’en demandait pas tant. La dégradation de la note, avec perspectives négatives, reflète l’inquiétude de l’association Anticor.

[1] Communiqué de presse du 11 décembre : http://anticor.org/2011/12/11/situation-inedite-anticor-assimile-aux-agences-de-notation/
[2] Article des Dernières Nouvelles d’Alsace du 10 décembre : http://www.dna.fr/actualite/2011/12/10/une-adjointe-strasbourgeoise-creatrice-du-groupe-local-d-anticor-sur-la-sellette

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Quelques clefs pour comprendre la situation clichoise

La situation politique de la ville de Clichy est particulièrement complexe. Le maire socialiste, Gilles Cattoire a procédé à un renversement d’alliance spectaculaire au cours de l’année 2011.

Derrière ce profond remaniement de la majorité municipale, on décèle les traces laissées par le dossier du chauffage urbain, véritable serpent de mer de la vie politique clichoise.

Vous trouverez ci dessous le dernier tract produit par le Collectif des utilisateur du Chauffage Urbain de Clichy :

11 12 10 CDCC Tract négociation chauffage urbain

Si vous voulez plus d’infos, contacts :

Collectif de Défense des  utilisateurs du Chauffage urbain de Clichy:

CDCC  116 rue Martre – 92110 Clichy

Email : cdcc.92clichy@gmail.com

 

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A Clichy Verts et Extrême Gauche perdent leur écharpe

Verts et extrême gauche perdent leur écharpe

Pour une fois, ce qui était annoncé est arrivé à Clichy. Hier soir, au cours d’un conseil municipal houleux, les élus Europe Ecologie-les Verts Alain et Marie-Claude Fournier, ainsi que l’élu Front de gauche Aïssa Terchi, ont été démis de leur fonction d’adjoint au maire. A 20h20, les ex-adjoints représentant la gauche de la majorité ont remis assez vivement leur écharpe au maire PS, Gilles Catoire.

Avant le vote, chacun avait pris la parole avec des intonations fleurant bon les grandes heures de la Révolution française. Gilles Catoire a ainsi été qualifié de « monarque qui a perdu le b.a.-ba de la démocratie » et accusé d’avoir « trahi » les électeurs qui avaient fait gagner une liste de gauche en 2008 en intégrant le MoDem à l’exécutif municipal. Comme prévu, ils ont été remplacés par deux élus socialistes et un radical de gauche.

Source le Parisien

ANNEXES :
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Intervention d’Alain FOURNIER Conseil municipal extraordinaire du 06/12/2011.

Certains affirment que l’on saura ce soir qui est dans la majorité et qui est dans l’opposition mais ça n’est pas le débat : on connaît la majorité. Ce sont les Clichois qui l’ont décidé en mars 2008. Le mode de scrutin des municipales est bien car il combine de la proportionnelle avec une prime majoritaire dans le cadre d’un vote à deux tours. Ce sont donc les électeurs qui valident la composition de la liste vainqueur et il n’appartient donc à personne, à aucun monarque, de changer cette majorité. Sinon, c’est un mépris du suffrage universel et dans ce cas, à quoi sert que le vote des citoyens ? Le sujet de ce soir est donc de savoir si le conseil municipal issu des urnes va respecter la démocratie ou non.

J’ai amené la liste, au cas où certains l’auraient oubliée et on peut donc vérifier qui la composait. On peut également regarder qui figuraient sur les deux listes d’opposition se présentant au second tour.

Le Modem et ses membres ont été élus sur une liste Divers-Droite conduite par un ex-UMP pro-Schuller et pro-Balkany avant de rompre avec eux quand ceux-ci l’ont renié. D’ailleurs, Gilles Catoire notre tête de liste l’avait bien dit dans la profession de foi du deuxième tour : « Stéphane Cochepain rallie sa famille politique de toujours, la droite. » Une fois l’élection passée, la liste DVD n’a pas hésité à faire un recours contre notre liste.

Un membre de l’UMP qui a rejoint le groupe radical a été élu sur une liste UMP. Il a le droit bien sûr d’évoluer. Cependant, il suffit d’aller sur son blog pour voir que, si le logo UMP a disparu, les idées restent bien les mêmes et on trouve de nombreux liens avec des sites UMP et Sarkozystes. Cette liste a également fait un recours contre la nôtre.

Nous avons fait campagne et contribué pleinement à la victoire de la liste Clichy rassemblé, à la fois politiquement à travers notre parti, à la fois personnellement au moyen de notre présence active. Nous nous sommes engagés complètement dans cette campagne et notamment plus fortement qu’un certain nombre d’élus qui vont nous couper la tête tout à l’heure.

Nous avons participé au financement de la campagne, sans avoir aucun contrôle sur les dépenses, ni même de remboursement de la partie prêt de notre contribution, ni d’avoir fiscal pour la partie don pour les impôts ; tant pis, nous nous sommes dit que ça passait par pertes et profits dans l’euphorie de la victoire. Mais aujourd’hui au moment où on nous vire de la majorité, nous demandons à la tête de liste de nous rembourser puisqu’elle a trahit le vote.

Si vous êtes élu maire, n’oubliez pas que c’est grâce aux membres de la liste et non le contraire. J’ajouterai que vous avez été élu conseiller général avec notre soutien dès le premier tour. Si notre intérêt demeurait d’abord la réélection de notre conseiller général à Clamart Vincent Gazeilles, vous en avez quand même profité. Par ailleurs, nous avons signé un accord électoral et de mandature. Nous en avons respecté tous les termes alors que vous, vous vous apprêtez à le bafouer. Vraiment, en nous virant, vous n’avez aucune parole, aucune morale, aucune éthique. C’est lamentable.

Cette réalité de changement de majorité né dans votre tête pour réaliser un coup politique constitue une trahison inacceptable, un mépris du vote des électeurs clichois, la décision d’un monarque qui a perdu toute notion de base du b.a.-ba de la démocratie et du mandat électif et qui croit que la ville de Clichy lui appartient.

Ce changement de majorité contre nature, non validé par les habitants, à l‘heure où l’union au niveau national du Parti Socialiste avec Europe Écologie-Les Verts et le Front de Gauche demeure indispensable pour chasser Nicolas Sarkozy et créer une réelle alternative aux politiques libérales-productivistes, laissera des traces indélébiles.

Attention, il y a des élections qui s’annoncent. N’oubliez pas que notre candidate à la cantonale Marie-Claude FOURNIER a fait 19% au premier tour sur la partie Clichy, que la candidate PS a perdu de 33 voix soit moins que le nombre anormalement élevé de bulletins blancs et nuls à Clichy qui avaient pour seule signification le rejet de votre politique de centre-droit.

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CM du 6 décembre 2011 Déclaration de Marie-Claude FOURNIER élue EELV

Monsieur Le Maire

Je choisis de m’adresser plus particulièrement à vous parce que vous êtes le principal responsable de ce fiasco politique qui vous amène à présent à nous destituer de nos fonctions d’adjoints. Je regrette vraiment que certains collègues PS aient fini par renoncer et participent en toute conscience ce soir au renversement de la majorité issue des urnes de mars 2008.
Je me suis engagée sincèrement à vos côtés « garder Clichy à gauche » était un slogan de la liste que vous conduisiez.
Monsieur Le Maire vous m’avez trahi, trahi les membres de notre groupe, trahi les électeurs écologistes, et plus largement trahi les électeurs de la liste que vous conduisiez en mars 2008.
Et plutôt que reconnaître cette trahison vous nous opposez de manière fallacieuse notre manque de travail. Je n’ai rien à me reprocher, libre à vous de penser autrement.
Je terminerai mon intervention Monsieur Le Maire par ceci :
Lors d’une entrevue vous avez voulu me convaincre que les élus MODEM étaient de gauche, que je n’avais aucune raison de quitter la majorité ainsi recomposée.
Et bien non Monsieur le Maire je suis au regret de vous dire que des élus de gauche ne choisiraient pas de faire appel à une entreprise privée pour le suivi du RSA comme l’a fait l’élu à l’emploi et à l’insertion, en juillet dernier ni ne réclameraient une école privée qu’ils osent appeler école libre.
Je ne me sens plus appartenir à cette nouvelle majorité recomposée.
Je n’accepte pas de cautionner cette dérive libérale.
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Article du Parisien du 12 Décembre 2011

Les Verts 92 condamnent Gilles Catoire

Le dernier conseil municipal extraordinaire de Clichy a du mal à passer auprès des écologistes. Europe Ecologie-les Verts 92 dénonce, dans un communiqué le vote de mardi dernier. Ce conseil avait voté la destitution de trois élus de leur poste d’adjoint, les écologistes Alain et Marie-Claude Fournier et Aïssa Terchi du Front de gauche.

Depuis des mois ils étaient en guerre ouverte avec Gilles Catoire, le maire PS, de Clichy. « EELV 92 s’insurge contre la position de Gilles Catoire qui privilégie une alliance avec la droite au détriment des composantes de la majorité issue des urnes lors des élections municipales de 2008 », indique le texte. Il évoque aussi une « trahison inacceptable » et demande au PS départemental de « rappeler à l’ordre et condamner l’attitude » du maire de Clichy.

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Les bonheurs de l’interco…

Lille : les mystères de l’attribution du Grand Stade à Eiffage

Source Mediapart. Publié le 30 octobre 2011

Une affaire suivie par ANTICOR

Depuis l’affaire du Carlton, le nom du Grand Stade de Lille, un énorme partenariat public-privé (PPP) attribué en 2008 à Eiffage, ne cesse d’être évoqué par la presse, qui se demande quelles ont bien pu être les contreparties des parties fines parisiennes et des voyages à Washington réglés, rubis sur l’ongle, par David Roquet, le dirigeant d’une filiale nordiste du groupe de BTP.

Lille Grand Stade

Lille Grand Stade

D’après le JDD, un audit mené par Eiffage a déjà mis au jour cinq factures allant de décembre 2010 à mai 2011, portant au dos la mention DSK, pour un montant total de 30.000 euros. «Au mieux ils ont un très mauvais comptable, au pire ils sont impliqués», a ironisé Eric Dupond-Moretti, l’avocat de David Roquet, sur Europe 1 dimanche.

Tandis que le groupe Eiffage portait plainte le 24 octobre pour abus de biens sociaux, son ancien cadre, mis en examen pour proxénétisme, aurait, selon L’Express, accusé les dirigeants d’Eiffage d’organiser chaque année des virées chaudes avec des élus locaux.
«Si Eiffage veut qu’on lui rafraîchisse la mémoire, David Roquet est tout à fait disposé à le faire», a déclaré, menaçant, son avocat dimanche.

Mediapart a donc décidé de revenir sur l’attribution surprise, en février 2008, du marché à Eiffage, pourtant classé deuxième par les services techniques de la communauté urbaine Lille Métropole et bien plus onéreux que son concurrent Bouygues. «Tous les critères d’attribution donnent Bouygues devant et, par l’opération du Saint-Esprit, c’est Eiffage qui l’emporte avec un surcoût de plus de 100 millions d’euros !», résume Thierry Lazaro, député UMP du Nord.

A ce jour, aucun lien ne se dessine avec l’affaire du Carlton. Matériaux et Enrobés du Nord, la filiale spécialisée dans les travaux routiers que dirigeait David Roquet, mis à pied le 21 octobre par Eiffage, ne participe pas directement à la réalisation du Grand Stade. Et les voyages et dîners visés par la justice se déroulent entre 2009 et 2011, bien après l’attribution
du marché du Grand Stade.

Mais ce revirement de dernière minute des élus de Lille Métropole au profit d’Eiffage interpelle. Le 23 janvier 2008, après un an d’études, le rapport des services techniques de Lille Métropole classe le projet de stade de Bouygues (332 millions d’euros) largement devant celui d’Eiffage (440 millions d’euros) et de Vinci (446 millions d’euros). Le palmarès respecte
le souci d’économie de Pierre Mauroy, président de la Communauté, qui avait fixé la redevance annuelle maximum à 10 millions d’euros (pendant les 31 ans du
PPP).

Surprise, une semaine plus tard en séance plénière, 82% des conseillers communautaires votent pour le projet Eiffage, sur la base d’un nouveau rapport modifiant le classement. Un rapport officiellement daté du 1er février, mais qui ne leur sera communiqué que fin juillet 2008 par la présidence de Lille Métropole !

Dans les coulisses de la communauté urbaine, un élu du Nord, Henri Ségard, maire de Comines, a mouillé la chemise pour Eiffage. Jusqu’ici farouche défenseur du moins-disant, il devient soudain l’avocat d’un projet à 17 millions d’euros par an, conquis par sa «multifonctionnalité», sa plus «grande solidité financière» et son esthétique.

Se présentant comme un galet translucide, le stade Eiffage «était quand même le projet le plus séduisant sur le plan architectural», souligne aujourd’hui Jacques Richir, élu lillois Modem. «C’est un bel objet posé sur un parvis, comme on fait en France», estime quant à lui Luc Delemazure, l’architecte du projet concurrent Bouygues. Avant de sabrer : «Nous avions
un projet beaucoup plus rationnel, urbain et ouvert sur la ville», explique-t-il.

A la tête d’un groupe de petits maires centre-droit, qui joue un rôle charnière dans la désignation du futur patron de Lille Métropole, Henri Ségard est en position de faiseur de roi. Il convainc les deux premiers vice-présidents, Martine Aubry (PS) et MarcPhilippe Daubresse (UMP), qui louchent du côté du trône, de soutenir le groupe de BTP initialement classé
deuxième. «Henri Ségard a demandé à me voir et l’entretien a duré cinq heures, il avait préparé un argumentaire de plusieurs pages en faveur d’Eiffage, remarquablement
fait», se souvient Marc-Philippe Daubresse.

Tour de passe-passe Pierre Mauroy, souhaitant le consensus pour son dernier acte de président, se plie donc au choix d’Eiffage. La décision est prise le 28 janvier 2008
lors d’une réunion en petit comité du bureau de la communauté urbaine, et Henri Ségard est alors, selon Marc-Philippe Daubresse, chargé de rédiger un nouveau rapport d’analyse des offres.

Le soir du vote du 1er février 2008, c’est un Pierre Mauroy presque résigné, qui vante, face aux télés, une offre Eiffage «quand même supérieure, donc ça vaut la peine de passer du moins-disant au mieux-disant». Et d’insister, comme pour se démarquer du choix de
ses vice-présidents : «Ils ont choisi le mieux-disant.»

Fin juillet 2008, deux élus UMP obtiennent enfin ledit rapport censé dater du 1er février 2008. Surprise, il ne reprend aucun des arguments techniques développés quelques mois plus tôt par Henri Ségard. Sur 85 pages, seules deux demi-phrases concernant la qualité architecturale des projets ont été ajoutées. En revanche, la notation finale est inversée. Du sur mesure : Eiffage, passé de 6,4 à 7,1 points, gratte de justesse (de 0,1 point) Bouygues, qui n’a été réévalué
que de 6,8 à 7 points. «Deux demi-phrases ajoutées et ça nous coûte 108
millions d’euros», ironise Eric Darques, ancien élu divers droite et membre fondateur d’Anticor.

En décembre 2010, il a déposé plainte pour faux et usage de faux auprès du tribunal de grande instance de Lille, persuadé que le second rapport privilégiant Eiffage avait été rédigé a posteriori, pour justifier un choix politique. A Lille, alors que le Grand Stade, sélectionné pour l’Euro 2016, vient de recevoir son toit, le rappel de ces «détails» agace. «Pierre Mauroy aurait très bien pu décider du PPP tout seul dans son bureau, répond Jean-Marc Germain, le directeur de cabinet de Martine Aubry. Il a souhaité que ce soit ouvert à tous les élus, qu’ils aient accès à tous les documents. Et puis le plan architectural, c’était bien normal que la note
évolue, le projet Bouygues, c’était un immeuble de bureaux !»

Sans doute une révélation esthétique de dernière minute, puisque la commission qui avait auditionné chacun des candidats trois jours, maquettes géantes et chiffrages précis à l’appui, avait classé les projets Eiffage et Bouygues à égalité sur le plan architectural. De plus, dans le second rapport d’analyse daté du 1er février 2008, la différence s’est jouée, non sur le critère
architectural, mais sur celui du coût global, la note d’Eiffage ayant été augmentée au forceps.
«Alors que le nombre de points attribués aux autres critères n’a pratiquement pas varié, toutes les notes de ce critère (le coût global, ndlr) ont été augmentées. Mais moins celle de Norpac (Bouygues), ce qui explique son déclassement», observe ainsi la Chambre régionale des comptes du Nord-Pas-de-Calais en octobre 2010. Bref un bidouillage en règle pour coller
à un choix politique déjà acté. «Les règles du jeu ont été changées»

«Des concours j’en ai gagné et perdu, mais quand on fixe des règles et un budget, on ne les change pas en cours de route, remarque Luc Delemazure, outré. En un an de travail, nous avions réussi à réduire notre budget de 30 millions d’euros à 10 millions d’euros
par an pour rentrer dans leurs exigences. Les 108 millions supplémentaires d’Eiffage, c’est presque le coût du siège de la région Nord-Pas-de-Calais que j’avais réalisé !»Ecœuré, l’architecte a pris sa retraite et quitté la région lilloise quelques mois plus tard.

Lors d’une réunion de juin 2008, Daniel Percheron, président PS du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, admettait lui-même que «les règles du jeu ont été changées dans les dernières 72 heures, le moins-disant n’a pas été retenu et c’est le projet le plus emblématique, le plus performant, le plus moderne qui a gagné».

Curieusement, le groupe Bouygues n’a pas attaqué cette décision. «S’il y avait eu un recours, on était sûrs d’aller jusqu’au bout, regrette Luc Delemazure. Martin Bouygues était remonté comme un coucou, puis, d’un seul coup, tout s’est dégonflé, le débriefing qui devait avoir lieu à Paris a été annulé, et plus de nouvelles.»

«Je crois qu’ils ont préféré le compromis», avait déclaré en 2009 Pierre Mauroy, au magazine
Nordway. Sans plus de précisions sur la nature de ce compromis. Non autorisé par le tribunal administratif à se porter partie civile, Eric Darques a lui dû redéposer sa plainte auprès du TGI de Lille en janvier 2011, la première s’étant «égarée». Contacté vendredi, le parquet de Lille n’a pas été en mesure de nous répondre sur les suites données à cette plainte.

Le 1er avril 2011, Martine Aubry a tenté de faire porter le chapeau de cette «facture un peu lourde» à son prédécesseur Pierre Mauroy. Avant d’annoncer triomphalement une réduction de 17 millions d’euros à 7 millions d’euros de la redevance versée par la métropole à Eiffage, grâce à des négociations serrées avec le groupe, la récupération du naming (location du
nom du stade à une société) et à une réduction des taux d’intérêt liée à la crise.

Mais surtout la région Nord-Pas-de-Calais et l’Etat ont donné un coup de main en vue de l’Euro 2016, en versant respectivement 45 millions d’euros et 30 millions d’euros. Pas vraiment de quoi pavoiser, puisqu’il s’agit là encore au final d’argent public…

Auteur : Louise Fessard

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Joëlle Ceccaldi-Raynaud, 4 millions d’Euros encombrants

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire UMP de Puteaux et présidente de l’Epad, aurait placé plus de 4 millions d’Euros dans des paradis fiscaux.

La députée-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a été entendue en août comme témoin assisté par un juge de Nanterre dans une enquête sur des soupçons de malversations financières, a-t-on appris mardi auprès de son avocat, confirmant une information du “Canard Enchaîné” à paraître mercredi 19 octobre.

“Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été convoquée comme témoin assisté le 1er août et a conservé son statut de témoin assisté. L’instruction est clôturée et aucune infraction n’est ni reproché, ni reprochable à Joëlle Ceccaldi-Raynaud”, a déclaré Me Rémi-Pierre Drai.

Corruption et abus de biens sociaux

L’instruction judiciaire ouverte à Nanterre pour corruption et abus de biens sociaux est liée à l’attribution d’un marché par le syndicat intercommunal de chauffage urbain de la Défense (Sicudef) à la société Enerpart, créée pour l’occasion par trois associés, Jean Bonnefont, ex-dirigeant de Charbonnage de France, Bernard Forterre, ex-dirigeant de Vivendi et Laurent Gimel.

Dans cette affaire, le père de l’élue, l’ex-sénateur-maire UMP de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud, avec lequel elle est en conflit ouvert depuis plusieurs années, a été mis en examen en 2007 pour “favoritisme, recel d’abus de biens sociaux et corruption passive”.

Selon “Le Canard Enchaîné”, dans le cadre de cette enquête, Charles Ceccaldi-Raynaud a accusé sa fille d’avoir touché des commissions occultes.

“Héritage de Grand-Mère”

Le journal détaille que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a ouvert en septembre 1996 un compte au Luxembourg sur lequel elle a déposé “20 millions de francs”, “provenant d’un héritage de grand-mère”. Plusieurs dépôts ont été faits sur ce compte, estimé en 2005 à “plus de 4 millions d’euros”.

Ce compte a été, selon le journal, clôturé en avril 2009 et “transféré vers une destination inconnue”.

“Les choses sont claires, cet argent, qui était en Suisse quand elle en a hérité, est purement familial et elle en a fait don à sa fille il y a longtemps”, a dit Me Drai, précisant que ces fonds se trouvent désormais en France et que les droits y afférant “sont ou seront payés”.

Sollicitée par l’AFP, la députée-maire de Puteaux n’a pas souhaité faire de commentaire.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud est aussi la présidente du conseil d’administration de l’Epad, l’Etablissement public pour l’aménagement de la Défense. Elle occupe cette fonction depuis le scandale provoqué par la candidature à ce poste du fils du président de la République, Jean Sarkozy.

Source: Nouvel Observateur – AFP

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Le service après-vote

source: Les invités de Mediapart (05 Octobre 2011)

Séverine Tessier, fondatrice de l’association Anticor, et Françoise Gargan, journaliste, viennent de publier “Corruption, stop ou encore?”, le manifeste  Manifeste pour l’action citoyenne» (ed. Lignes de repères) . Ils veulent promouvoir une réponse démocratique à la corruption : Le “service après-vote”.

Depuis 2002, la montée de l’action citoyenne, accélérée, diffusée, démultipliée par Internet, représente un réel motif d’espoir d’un possible renouveau. Après le crash politique du 21 avril 2002, l’association ANTICOR a mis en place un réseau d’élus, de juges, de citoyens, au service de la lutte anti-corruption.  Nous sommes rassemblés pour renforcer l’éthique et promouvoir les élus qui l’incarnent.  Nos principes d’actions sont simples:

- la fraternité, notamment pour protéger les lanceurs d’alerte
- l’action citoyenne, pour stopper la corruption et diffuser des pratiques éthiques
- la co-élaboration des politiques publiques avec les élus pour reconstruire la démocratie

C’est un triptyque de départ pour sauvegarder la République, reconstruire la démocratie, et secouer la torpeur des professionnels de la lamentation.

Contrairement à ce que les manipulateurs d’opinion veulent nous faire croire, nous ne sommes pas démunis face à la crise et à l’affaiblissement de notre démocratie représentative. Nous voulons nous donner les moyens de lutter contre ce pillage des richesses publiques par une poignée d’élus corrompus, qui arrosent de cadeaux fiscaux notamment leurs corrupteurs.

Mais le boycott des aigrefins de la République ne suffit pas. Il est absolument nécessaire de promouvoir et mettre en avant ces élus, ces candidats, qui ont le courage et l’audace de s’engager à servir honnêtement.  Comment?

La réponse est entre les mains des citoyens. Faisons émerger un pouvoir citoyen, par le contrôle et le co-pilotage des politiques publiques. Ces idées simples et révolutionnaires marquent les nouvelles frontières de notre démocratie.

Séverine Tessier et François Gargan

«Corruption, stop ou encore? Manifeste pour l’action citoyenne», ed. Lignes de repères.

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Enquête dans les Hauts de Seine

Combien de ville des Hauts Seine sont infectées par les prêts toxiques de DEXIA ?

Recensons les villes qui sont le plus intoxiquées. Qui commence ?

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